Articles avec le tag ‘humeur’

Institut F.m.G. pour l’excellence en service à la clientèle : IKEA

Jeudi 13 mai 2010

Aujourd’hui, en rendant visite à ma mère, elle me signale une pièce manquante lors de l’assemblage d’un meuble IKEA. Elle me demande de trouver, sur le site Internet de la compagnie, le numéro de téléphone à contacter afin de demander la vis en question.

Quelle ne fut pas ma surprise de trouver cette page, présentant le formulaire ci-dessous :

ikea

Il suffisait d’y entre le code de la vis, tel qu’indiqué sur le plan de montage :

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J’attends la réponse (je viens de soumettre la demande), mais je suis déjà satisfait par certains éléments-clés de cet aspect du service d’IKEA :

  • Clarté. On fournit le format d’entrée des données et où les trouver.
  • Flexibilité. On ne demande pas d’entrer son numéro de téléphone dans trois cases de trois, trois et quatre caractères, ni son code postal dans un format restrictif.
  • Convivialité. On propose une réponse rapide, en énonçant les conditions d’envoi des pièces.

Voilà une compagnie qui a véritablement pensé son service à la clientèle, au lieu de le traiter comme une excroissance désagréable de son objet commercial principal (vendre).

Les idées libres restent

Samedi 23 janvier 2010

Ce soir, une idée me trotte dans la tête, celle de retrouver un micro-projet sur lequel j’avais travaillé : En 2003-2004, alors que j’étais encore au secondaire, j’ai découvert Wikipédia. Comme aujourd’hui, la version française accusait un certain retard par rapport à son équivalent anglophone, mais à l’époque, elle était carrément embryonnaire (La preuve, j’ai créé l’article «Angle», tout comme j’ai débuté l’article «Exode rural»).

Ce n’est donc pas une surprise si j’ai tout de suite sauté dans le wagon (que j’ai malheureusement quitté depuis) de Wikibooks. Le micro-projet sur lequel j’avais travaillé, c’est la création d’un logo pour la branche francophone du projet. Même si la discussion a depuis été perdue, j’avais proposé un logo que je ne trouvais pas si mal :

Rien pour fouetter sa grand-mère, comme on dit, mais tout de même l’idée du Wikilien et du partage entre les ouvrages. En plus, comme je n’avais pas les capacités de graphiste pour concevoir une reliure digne de ce nom pour les livres, j’avais interprété ce manque comme étant une représentation de l’état transitoire des Wikilivres. Avec le recul, je me dis que ce n’étais pas mal.

Pour en revenir au fait que ce logo me trottait dans la tête. J’ai googlé un peu pour le retrouver, et j’ai découvert quelque chose de proprement stupéfiant : Quelqu’un sur le site l’avait déterré et avait proposé une reconsidération de celui-ci (ils ont bien le droit, je leur ai donné)!

Permettez-moi d’en tirer une leçon qui peut sembler un peu forte : Les meilleures idées ont besoin d’être partagées pour s’épanouir. Si les projets de Wikimedia n’utilisaient pas une licence si ouverte, ils ne pourraient pas avoir d’archives utilisables aussi vastes. Si j’avais gardé le logo pour moi, ou s’il avait été proposé sous une licence plus restrictive, il n’aurait pas été reconsidéré, et n’aurait jamais pu être retrouvé par un quelconque utilisateur. Les idées libres, exprimées librement, restent.

Même si cette idée n’a pas été retenue, je sens qu’elle a au moins eu la chance d’être discutée, réfléchie et contre-pesée plutôt que d’être morte en 2004. Le web, l’abolition des limites de stockage et les licences libres me semblent permettre une méritocratie des idées qui me plaît. À un coût que Chris Anderson se plairait de commenter.

Donne-moi ta langue

Dimanche 8 octobre 2006

(publié dans La Marmite sociale, Octobre 2006)

Les cinq principaux candidats actuellement en lice pour la chefferie du Parti Libéral du Canada (Messieurs Ignatieff, Rae, Dryden, Kennedy et Dion) ont le mérite d’avoir publié un site Internet où le bilinguisme est norme (l’inverse eut été surprenant), ce qui implique la présence d’une page de garde ayant comme but de présenter le candidat à l’internaute, en lui demandant dans quel idiome fait-il son épicerie.

C’est là que le bât blesse pour Michael Ignatieff. Sa page de garde utilise à la fois une esthétique pop-art pour présenter sa photo ainsi qu’une police qui rappelle une série télévisée de détectives. Il a certes fait affaire avec des concepteurs compétents, mais l’ensemble manque de passion, et de chien. On sent un certain mélange de Warhol et de Colombo, mais on n’est aucunement tentés de faire cet essai. C’est comme des bretzels au chocolat, ajouterais-je.

Bob Rae apparaît cependant comme un candidat amical. Sa page de garde, titrée «Appelez-moi Bob», est presque une invitation à passer au salon. On se sent intime avec Bob, et que fait-on pour nos intimes? On vote pour eux? Attendons d’abord de voir quel vin nous servira-t-il, et nous verrons si nous sommes réellement ses amis. J’attends encore.

Ken Dryden me fait quant à lui penser à une minute du patrimoine, scandale en sus. Quelle classe! Quelle élégance! Quel sérieux! À remarquer : judicieuse utilisation des tons de bruns et de bourgogne pour créer un effet chaleureux et patriote, mais en toute sobriété. On a même remplacé la feuille d’érable rouge éclatant par une vraie! Ken Dryden, un candidat qui s’affiche avec richesse. Gardien de but pour la Sainte-Flanelle, puis Premier Ministre, il faut en effet une certaine dose d’ostentation.

Malheureusement, on ne peut en dire autant de Gerard Kennedy. Là où ses adversaires titrent leurs pages «Candidat pour le parti libéral», son équipe de conception web a laissé «default» comme titre de page, ce qui ne paie pas de mines dans une campagne électorale. Une présentation décentrée, sur un fond si 1999. À cela s’ajoute un logo qui suggère que, s’il épelle son patronyme avec une majuscule (ce que je ferais aussi si je m’appelais Kennedy), son prénom n’en vaut pas la peine, et se content d’une minuscule…Et qu’est-ce donc, à côté de gK? Une feuille d’érable? Vous voulez rire? Ha bon.

Stéphane Dion. Stéphane Stéphane Stéphane Dion. C’est ce qui nous reste en tête une fois quitté le site de ce dernier. Un design parfaitement Web 2.0 (à la mode, branché, simple mais éclatant), où la personnalité de Stéphane Dion est relatée en rose et gris, contraste de l’heure. Du bonbon. Presque trop hip, à se demander, après avoir connu Stéphane Dion par l’entremise de la télévision depuis plusieurs années, depuis quand il se tient à jour des tendances de design. Il nous étonnera toujours.

Oui, chers électeurs, si leur ramage se rapporte à leur plumage, les candidats dans la cours à la chefferie du PLC sont fort intéressants à comparer. Personnellement, avoir ma carte de membre et ne juger que sur la page de garde de leur site web, je me sentirais un peu dépassé de voter pour Ignatieff, et la spontanéité de Rae me semble un peu surannée (nous n’avons pas été présentés). Ken Dryden me semble valable, Kennedy me semble négligé.

Si j’étais à la fois libéral et superficiel, je voterais pour Stéphane Dion. Ou pour celui qui m’offrirait un T-Shirt. Rouge.

De l’Évidence du port obligatoire de la bretelle

Jeudi 8 décembre 2005

(Paru dans le journal l’Éclosion, du Cégep de Ste-Foy, édition de décembre 2005.
Écrit avec Guillaume Sénéchal et Clara-Anaïs Grondin)

Lors de leur dernier congrès, les jeunes libéraux se sont prononcés contre le port du string chez nos blondes fillettes. Dans cette école politique où on passe sans transition de Caillou à la loi constitutionelle, il est évident que les responsables n’ont pas obtenu la bonne reponse, car ils n’ont pas posé la bonn question. Le port du string peut être contrecarré, de nombreux chercheurs en ont temoigné, par un élement vestimentaire présent depuis des siècles, la Bretelle.

La Bretelle est la solution à l’hypersexualisation des jeunes filles de deux points de vue. Si la demoiselle en question — nous supposerons qu’il s’agit d’une jeune fille même si les garçons ont parfaitement le droit d’en porter — porte la bretelle sur ses pantalons, ledit pantalon s’en trouve à être remonte et cache par le fait même ce string que nous ne saurions voir. Si par contre le choix de la jeune fille se porte sur la fixation de la Bretelle sur le string lui-même, la pression exercée sur la zone qu’on a pas besoin de vous faire un dessin vous comprenez très bien bande de vous-savez-quoi sera telle que la principale concernée fera le choix de n’en plus porter. Ici aussi l’affaire est reglée.

Non seulement la bretelle permet d’éliminer le string, mais aussi pour l’homme de prendre conscience de ses formes. La bretelle, en remontant le pantalon, moule les avantageuses courbs masculines , si longtemps cachées sous une fourche trop basse, et permet l’émancipation vestimentaire des hommes. Ceci mène donc à l’abolition de la salopette, reclamée à corps et à cris à travrs les âges, avec raison.

Plus largement, la Bretelle permet a l’Homme du Futur d’y accrocher ses accessoires en nombre de plus en plus grandissant à portée de main. Cellulaire, pagette, trousseau de clefs, appareil photo, ordinateur de poche, iPod, tout cela est trop pour nos pauvres ceintures…La Bretelle crée donc de l’espace supplémentaire pour nos chers z’accessoires de la vie numérique quotidienne.

Et finalement, roulement de trompettes, argument mortel : la Bretelle changerait, changera le monde. Depuis le temps que l’on dit «se péter les bretelles» à chacun de nos bons coups, pourquoi n’avons nous jamais cliqué et compris que si nous avions les moyens pour le faire, à savoir les bretelles en question, nous pourrions faire plus de bons coups, et changer le monde à jamais.

Hormis ces discours idéalistes, la bretelle est une arme défensive privilégiée (en plus des soirées, euh…bon…), une contrebasse de poche (tirez-et-pincez) et une alternative écologique à la ceinture en cuir de vache tuée. Il est sûr que les chinois seront un peu dépaysés au début, l’expression «bretelle noire de karaté» étant moins esthétique, mais de toutes facons ils ne sont pas nos amis, et n’ont jamais rien compris a la mode.

Vous verrez que bientôt, comme pour l’heure et les montres, la fonction de tenir les pantalons ne sera qu’une parmi tant d’autres.